« L’Invincible » est ouvrage publié en polonais en 1964 et traduit en français, en tout cas pour mon édition, en 1972.

C’est un chef d’œuvre absolu. Il est court (210 pages en poche).

À le relire en 2013, il fait un peu « vintage ». Lem n’avait, pas plus que d’autres, prévu la submersion de notre société par l’ordinateur à micro-processeur, mais cela n’enlève rien à sa force.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire, ce serait dommage, mais juste vous donner le thème et l’environnement.

Il s’agit de la Science Fiction que l’on appelle aujourd’hui « hard science », en ce qu’elle fait la part belle à la technologie tout en essayant de rester dans la vraisemblance la plus précise. Comprenez la vraisemblance interne. Rien n’est vraisemblable dans ce livre si on le suppose vécu aujourd’hui, ou même demain. Mais dès la première page, dès le titre, pourrait-on dire, tout va s’enchaîner comme une évidence.

Ne cherchez dans ce livre aucune histoire d’amour, les femmes en sont curieusement absentes presque complètement. C’est un livre d’aventures où les hommes sont opposés à la nature dans ce qu’elle a à la fois de plus naturel et de plus artificiel car, évidemment, tout ce qui est artificiel fait aussi partie de la nature.

Et donc L’Invincible se pose sur la planète Régis III après plusieurs années de vol automatique. Son équipage vient secourir un autre navire identique, envoyé sur cette même planète et qui n’a plus donné signe de vie.

Ils vont bientôt surnommer leur ennemi « La nécrosphère »…